Critiques Ciné – Année 2018

Durant l’année 2018 j’ai été voir 16 films (au lieu de 28 l’an dernier et 18 en 2016), cumulant une note de 7.5   (7.53/10  en 2017 et 6,83 en 2016) principalement grâce à des longs métrages proches de la note maximale. Il y a donc eu de belles surprises, mais aussi déceptions.

La meilleure note de l’année : Les Heures Sombres, Deadpool 2, Mission Impossible Fallout, Bohemian Rapsody avec 10/10.

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Bumblebee – 9/10 – Le principal grief que j’ai envers la franchise Transformers, c’est de m’avoir fait croire que ce coup-ci, j’allais aimer. Et bien Bumblebee n’a rien à voir avec cette déferlante de nullité. Amusant, touchant, l’histoire est une référence aux films des années 80, en cela les clins d’oeils sont nombreux, à vous de les retrouver. Hormis 10 ou 15 min un peu longues et des méchants qui ressemblent à une bande annonce de méchant, cela donne un ensemble dynamique et qui tiens la route.

Aquaman – 9/10 – Hormis des effets spéciaux ratés (le rajeunissement de personnage me fait mal encore à la rétine), la musique de Toto pendant 15 secondes qui sert à rien… Le reste est spectaculaire et reposant sur une histoire initiatique qui n’a rien de nouveau, mais ici il est basé sur les 3 cycles d’évolutions : un traumatisme, une stabilisation et enfin la sublimation. L’humour est présent et plaisant, le personnages a une dimension assez similaire à celui de Wonder Woman. Il n’a pas de distance dans l’attachement du personnage, comme dans les précédents films DC comics. C’est une réussite et un univers qui offre de belles possibilités !

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Astérix et le secret de la potion magique – 9/10 – Assurément drôle, bourré de référence visuelle et narrative (pour les parents), même la bataille finale fera sourire les trentenaires. Finalement l’univers d’Astérix se marie bien avec celui de Kamelott.
L’histoire d’un doute, d’une quête impossible et d’un changement de mentalité et de moeurs. Une jolie fable.

Casse Noisette – 8/10 – Rien d’innovant, mais la féerie de la musique du ballet ajoute une petite magie enfantine. L’ histoire d’un deuil et de l’héritage d’une mère à ses enfants. Sous toute ses formes. C’est l’aspect le plus touchant du film, bien emmené par un casting haut de gamme. Une petite découverte de 1h30 qui mérite notre attention.

Bohemian Rapsody – 10/10 – Rare sont les films qui m’ont fait tirer la larme deux fois. Pas de facilité, l’histoire raconte la construction du personnage de Freddy Mercury, du début à la caricature, avant de redevenir l’homme qu’il était pour le concert Live Aid en étant toucher par la maladie. Très appréciable que l’histoire d’amour avec Mary n’est pas été transformé en love story made in Hollywood. Une oeuvre pure ou chaque chanson, chaque parole est un symbole. Une réussite.

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L’espion qui m’a largué – 3/10 – un film à regarder en deuxième partie de soirée histoire de passer le temps. Les scènes d’espionnage sont biens mais cela suffit pas à sauver le Titanic. Mila Kunis pas vraiment concernée par le film (elle a du se rendre compte que cela n’allait nulle part), sa collègue qui surjoue et une histoire à la Scoobydoo avec des méchants gentils et de gentils méchants. La fin est bien…enfin la scène après le film qui promettait plus que le reste… A ce jeu là c’est clair que l’espion m’a aussi largué…

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Mission Impossible : Fallout – 10/10 – Un peu dérouté par la lenteur du début (un peu sans imagination), finalement cela se justifie comme un point de départ à une accélération permanente de l’action et de son histoire. Une histoire plus sombre, à l’humour présent (chacun à son moment), mais bref, l’ensemble est crépusculaire, avec des décors sombres et incertains, comme les âmes de chacun des personnages. Ce film marque surtout la fin d’un arc narratif débuté en 2006 et qui se termine par une émotion touchante. Mais cela marque surtout la fin de quelque chose…

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Antman et la guêpe – 7/10 – si l’histoire à un semblant de déjà vu, des méchants toujours pas à la hauteur et un enjeux relatif finalement très personnel. Paul Rud et Évangéline Lili ont un duo qui fonctionne. Et revoir Michelle Pfeiffer c’est toujours plaisant. Les effets spéciaux avec changement de taille sont dynamiques.
C’est un bon moment de passer, mais il y a ce petit truc qui fait que c’est incomplet… Mais la scène post générique est utile, même la deuxième…

Océan 8 – 8/10 – vu avec Thaïs et Yaël ce film est un bon divertissement et relance une franchise qui avait déjà renouvelé le genre il y a 15 ans. Place aux femmes avec un autre angle d’approche. Si le casting est haut de gamme, le twister bien fait, le scénario tombé dans une certaine facilité par moment et surtout sur la fin au moment de clôturer l’histoire. Cela manquait un peu de profondeur et tout était peut-être un peu trop facile.

Deadpool 2 – 10/10 – Largement à la hauteur, la suite est un grand WTF permanent. Tout y est : Les musiques, les références, les vannes supersonique et autant le premier c’était une histoire d’amour love love, autant celui-ci est un film à sur la famille, la seconde chance, le pardon tout ça tout ça.
Le premier était une claque, ici la surprise est ailleurs et cela donne de l’épaisseur à la structure du personnage.
Bon je ne le conseillerai pas à ma soeur 😁
Spoiler : vous pouvez partir une fois que vous entendez le rap de deadpool 😉

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Avengers : Infinity War Part 1 – 9/10 – Depuis « The Dark Knight », je n’avais pas eu ce sentiment d’épuisement après avoir vu un film. Un opus centré sur Thanos, le méchant que l’on attend depuis 6 ans. Le enfin vrai méchant même. Son arc narratif autour de l’axe « Martyr » (dans sa définition d’origine) d’accord, mais il faut une motivation, un but pour s’exposer à une croyance…et là j’ai été un peu déçu. Attendons la partie 2 avant d’être dur.
Autrement, chaque personnage est là. Chaque couleur, musiques, monde est représenté et les gimmicks aussi. Le scénario par étape est un peu redondant. Le début est un peu raté au niveau effets spéciaux. En fait c’est le réalisme qui n’existe plus. Nous entrons dans un univers. L’univers Marvel Cosmique, pour un film qui est un vrai risque, avec une fin fofolle et un gros point d’interrogation !

Black Panther – 9/10 – Une excellente histoire à contre courant des héros d’aujourd’hui, mais avec cette saveur à l’ancienne qui lui donne un fond. Plusieurs thèmes et références du cinéma sont visibles. Ce qui me fait penser que si les Gardiens de la Galaxie est un vidéo clip des années 80, Black Panther est un hommage permanent à ces films d’actions des années 70/80. Le seul défaut étant le passage en Corée avec des effets spéciaux assez indignes par rapport à l’ensemble.

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Pentagon Papers – 9/10 – Ce n’est pas un film qui parle à nous français, car ce n’est pas notre histoire. Tom Hanks et les tourments de Meryl Streep sont fascinants.
En apparence Steven Spielberg survole le sujet, mais en réalité c’est tout autre chose qui est raconté. Le sujet n’est pas tant l’enquête, mais plutôt le changement d’époque, la place de la femme dans la société, l’avant Watergate. Sans cette histoire, pas d’âge d’or des journaux et tout particulièrement du Washington Post. Une histoire finalement méconnue, mais tellement essentielle pour la suite…

Les heures Sombres – 10/10 – Gary Oldman interprète W. Churchill de façon étonnante et émouvante. Une fresque représentant l’histoire de l’homme sur son retour aux affaires, ses relations respectueuses avec les femmes (sa femme et sa secrétaire), les complots politiques et des citations des uns et des autres remises dans leur contexte.
Il aborde aussi un épisode méconnu de l’histoire sur la fin.
Et cela se termine par un écran noir avec inscrit :  » Le succès n’est pas final, la défaite n’est pas fatal, c’est le courage de continuer qui compte. » Magnifique !

Leçon de management par José Mourinho

L’éviction de José Mourinho, coach de Manchester United, juste avant le Boxing Day, montre l’état profond d’un symbole qui peine à se renouveler.

La carrière du Spécial One est une carrière en deux temps. Une première phase, dans l’aspiration de sa première ligue des champions avec le FC Porto et la seconde après le Real Madrid. Dans un premier temps, l’homme a été l’incarnation de la révolution. Nouvelle méthode d’entrainement, d’échauffement, de management et la culture de la gagne et de la confiance en soi à tout les niveaux. L’homme, sur de lui, arrivait en costume au bord du terrain et l’ensemble devenait soudainement obsolète

Puis l’homme est devenu le personnage de la relance. Mourinho n’est pas devenue la caricature de ce qu’il était. Il répondait à une logique court terme du résultat. La culture de la gagne à l’image de notre société d’aujourd’hui : Tout et tout de suite.  Champion d’Italie avec l’Inter Milan en 2010, Champion d’Espagne avec le Real Madrid en 2012, champion d’Angleterre avec Chelsea en 2015. Particularité : à chaque seconde saison, le titre est remporté.

Sauf que la culture de la gagne est un ressort qui peut être usé sur 18 mois environ, mais pas sur le long terme. Tout le monde fait des efforts (ou crois en faire), mais la pression est toujours là. Donné par l’entraineur. Au point qu’il se met une pression lui-même plus forte et qu’il la transmet à ses joueurs. La déshumanisation absolue imposée dans le silence et l’aversion auprès de l’entraineur. La période n’est plus dans l’échange, mais dans la contrainte. Et le ressort casse.

Notons qu’après le passage du portugais, Chelsea a remporté son unique ligue des champions et le Real Madrid a enchainé les titres dans la compétition européenne. Avec d’autres personnalités d’entraineurs plus empathiques.  Le Spécial One met en place, instille une culture, obtient les résultats à court terme, mais n’est plus l’homme pour faire durer. L’homme de l’après.  Il s’est enfermé dans cette image de l’entraineur payé hors de prix, mais qui n’aura une durée de vie que de deux saisons.

La structure des films Marvel

Après avoir fait une soirée Thor (Thor, Le monde des ténèbres et Ragnarok), un détail m’a sauté aux yeux : la structure des films et la structure de la trilogie en elle-même. La même pour chacun des films Marvel depuis 10 ans.

Depuis Iron Man sorti en 2008, jusqu’au dernier Ant Man et la Guèpe, l’ensemble des films Marvel ont une impression de déjà vue. C’est une critique que l’on retrouve assez souvent du côté de la Maison des Idées. Elle est d’ailleurs montrée comme un axe du déclin. Toutefois, le succès tiens aujourd’hui sur le charisme des acteurs et leurs histoires indépendantes.

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Les premiers opus n’ont que 2 méchants, souvent un qui cache l’autre. Ce premier numéro est une initiation et une découverte de son nouveau soi. Le second opus présente 3 méchants. Un représentant le passée, l’autre le présent et un autre illustrant le futur. Ce deuxième film a pour thème la confrontation d’une nouvelle réalité suite à une série de désastre personnel. Enfin le troisième opus présente 4 méchants. Le premier va résoudre le problème contre le deuxième, ce deuxième antagoniste étant le plus important de l’histoire apparait deux fois. Enfin le 3ème est un leurre et le 4ème est souvent un faux adversaire. Cette illustration représente dans ce troisième film la fin d’un monde pour le personnage et l’ouverture vers un avenir obscure.

  • 1er opus : 2 méchants (1 qui cache l’autre)
  • 2ème opus : 3 méchants (1 du passée, 1 du présent et 1 du futur)
  • 3ème opus : 4 méchants (le premier qui va tuer le deuxième, un troisième qui cache le quatrième est sera un allié).

La structure des Avengers est assez similaire. Les trois opus représentent le point d’orgue de chaque phase. Le premier numéro de 2012 est aussi une découverte d’une équipe et d’un ensemble. Le second (2015) illustre assez bien la notion d’une nouvelle réalité et le désastre du groupe avenir. Enfin le dernier (2018), présente la fin du monde tel que nous l’avons connu.

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Les troisièmes opus d’Iron Man, Captain America et Thor avec les 4 méchants sont une représentation des 4 cavaliers de l’Apocalypse. L’apocalypse étant illustrée par Thanos. La fin de Thor Ragnarok en était la parfaite illustration.

Leçon de management : Sortir du chemin critique

Depuis que j’ai développé ma petite carrière de dirigeant de club, j’ai côtoyé nombreux entraîneurs et directions de club. L’occasion de divulguer quelques leçons que j’ai apprise sur le terrain depuis 7 ans.

La période de Juin est souvent associée à celle du changement pour une équipe. Un nouvel entraîneur vient prendre ses nouvelles responsabilités et découvrir son nouveau collectif. Mais très souvent il se passe le même acte de la pièce de théâtre : la partie ou, subtilement ou non, il a tendance à critiquer son prédécesseur. Le fameux « cela va changer », qui alors qu’il s’annonce comme une perspective d’évolution, est en réalité une critique non constructive. En fait, cette critique lui permet de vanter son propre potentiel et ainsi promettre un monde meilleur à sa nouvelle équipe et même à ses nouveaux dirigeants. Derrière cela, cette attitude sert son égo en se présentant comme le sauveur d’une situation, qui naturellement, ne pouvait pas être satisfaisante avant son arrivée à la tête de l’équipe, vu que le coach précédent est parti.

Tout étant toujours dans les détails en matière de communication, la manière dont un nouvel entraîneur traite son prédécesseur en dit davantage sur le premier que sur le second. Mais attention, s’il fait preuve de classe, il révèle qu’il est intègre et prendra des décisions en fonction de critères non pas émotionnels, mais objectifs.
Plus important, il montre qu’il ne se nourrit pas de l’échec (virtuel ou réel) des autres mais de sa propre réussite et qu’il à la volonté de montrer ses qualités par ses actes et non par des OFF de coulisse ou dans l’autocongratulation mal placé.

Ce que j’ai remarqué sur une poignée d’entraîneur est que leur message sur l’esprit d’équipe qu’ils entendent cultiver est un double message :

• Ceux qui critiquent pour vanter leurs propres mérites relèvent d’une manœuvre classique et il faut y être insensible. Le meilleur moyen de servir l’intérêt d’un collectif sportif est d’améliorer ses performances et non être médisant en détruisant psychologiquement l’autre.
• Un détail très important est que si un entraîneur critique son prédécesseur, c’est aussi le travail décisionnaire de son club qu’il remet indirectement en cause. Et oui un club et son organisation est solidaire dans les bons comme dans les mauvais moments. On gagne ensemble et on perd aussi ensemble.

Les bons entraîneurs sont capables d’injecter leur ADN dans l’équipe. Non pas en faisant table rase, mais ayant à l’esprit que cela peut améliorer l’efficacité du collectif. Chacun dispose de son passée et la démarche est de construire sur l’expérience et non pas en détruisant celle des autres. L’erreur de la plupart des entraîneurs moyens est qu’ils ont tendance à oublier qu’une équipe est une évolution continue par détail et non pas un chantier nouveau auquel il faut refaire les fondations à chaque fois qu’un changement s’opère. Surtout si les résultats ont été visible la saison précédente.

Enfin, la posture est l’aspect le plus important pour un nouvel entraîneur découvrant son équipe : Son comportement dans les premières minutes et de son intégration est toujours décisif. A la fois lors de sa présentation, que lors de son premier entrainement. Vous avez le droit d’être stressé (surtout si vous débutez à ce poste par exemple), mais si vous avez préparé votre discours et votre séance et que vous ne donnez pas l’impression de vous imposer d’une manière ou d’une autre. Vous avez gagné la première partie.
La seconde sera d’obtenir les résultats.

Critique Ciné – Année 2017

Durant l’année 2017 j’ai été voir 28 films (au lieu de 18 en 2016), cumulant une note  de 7.53/10 (6,83 l’an dernier) principalement grâce à des longs métrages proches de la note maximale. Il y a donc eu de belles surprises, mais aussi déceptions.

La meilleure note de l’année : Logan, Spiderman Homecoming, Cars 3 Logan Lucky, Gardiens de la Galaxie Vol 2  et Dunkerque avec 10/10.



Crime à l’Orient Express – 6/10 : Casting impeccable, interprétation de haut niveau (tout dans les regards), mais… Mais pourquoi des raccourcis narratif aussi troublant ? Pourquoi des scènes d’actions pour accélérer l’intrigue ? Pourquoi la fin ressemble à un épisode de Meurtre au Paradis, la moustache en plus?
Finalement Kenneth Branagh voulait nous en mettre plein la vue avec casting, decors, effets spéciaux et tout le toutim pour finalement nous dire : Rien n’est ni tout noir, ni tout blanc, c’est le gris qui gagne. Les hommes et leurs âmes, c’est pareil….Rideau.

Jumanji – 7/10 : Si le film semble être dans la continuité du précédent, il en reprend l’histoire en l’adaptant à aujourd’hui, mais sans l’étincelle. C’est un bon divertissement, drôle (Merci Jack Black et Dwayne Johnson) avec de l’action, mais là où l’original était une histoire sur l’abandon et la famille. Cette »suite » n’a qu’un seul message : plus fort ensemble. Sans profondeur sur les personnages, que de la surface avec une identification qui ne reste que visuel. Malheureusement.

Star Wars, Les derniers Jedi – 9/10 : Mieux que le précèdent qui était une tentative revival, ce nouvel opus repose sur l’histoire réactualisé du meilleur Star Wars en allant au delà du passage à l’âge adulte.  Explorant cet âge adulte, ces choix et conséquences. Le scénario de temps en temps est cousu de fil blanc et le fil est bien mince. Pourtant il y a une création profonde. Et si le précédent était pour séduire une nouvelle génération de spectateurs, cet opus va plus loin et propose de franchir un cap. Ce film est intéressant, car c’est le dernier de Carrie Fisher. Et une page se tourne pour une nouvelle ère…

Santa & Cie – 9/10 : Une histoire douce et sincère. Une métaphore sur la vie et de la magie qui finalement n’est pas que imaginaire, mais un miracle permanent du quotidien. Une histoire sur l’homme et ses valeurs. C’est drôle, c’est Chabat. Un très agréable moment.

Logan Lucky – 10/10 : En apparence c’est juste un énième film de casse, une histoire de famille, la relation d’un père avec sa petite fille et son ex (Katie Holmes je t’adore) et un Daniel Craig à contre emploi. Mais le film est beaucoup plus ambigue et politique que la première couche du verni.
C’est l’histoire de l’Amérique qui s’est construite au fil du temps. Ou les rêves de grandeurs brisés par une blessure, ou de devenir un héro de guerre fait revenir à la case départ. On braque une institution de l’Amérique blanche (la Course de NASCAR Coca Cola 600) qui de toute manière ne perdra pas l’argent volé. Plus tu es riche, moins tu perds en définitive. Ce film a trois messages sur l’Amérique : un optimiste, ironique et un pessimiste.

Justice League – 7/10 : Un film finalement assez inoffensif, qui mérite d’exister, mais qui manque encore de quelque chose. Le thème de la fin des mondes connus est intéressant, mais reste effleuré. Le ton change au cour de la durée du film. L’humour est toutefois mal ajusté, ce qui laisse des scènes en suspens. Par contre le méchant… Comment dire… Peu charismatique…
Allez jusqu’à la fin de la fin.

Thor Ragnarok – 9/10 : Multipliant les références aux précédents films, le personnage et sa mythologie a évolué vers une direction audacieuse et finalement pertinente. Humour en permanence, le personnage du dieux du tonnerre devient humain. Reste toujours un souci avec Thor…le personnage ne se suffit jamais à lui même, il n’existe qu’avec un alter ego qui partage l’écran avec lui. Après, un Thor avec du Led Zeppelin en fond musical au début et à la fin cela fait bizarre, mais c’est sympa.

Seven Sisters – 9/10 : Plutôt bien emmené, malgré un flou sur la fin qui déroute un peu, l’histoire est intéressante et surtout la gestion de la pshycologie des soeurs jouées par Noomie Rapace qui est vraiment réussie. La performance et les effets spéciaux sont à souligner.

Kingsman 2 – 8/10 : L’ avantage de ce film étant qu’il est une vraie BD on lui pardonne des détails d’effets spéciaux grossiers. Passons aussi une histoire finalement assez proche du premier et nous avons un film très plaisant et spectaculaire, avec une musique pop rock vraiment géniale.
Et le Cameo de Sir Elton John… Rien que pour cela il faut le voir

Barry Seal – 8/10 : Tom Cruise retrouve un rôle que l’on ne lui connaissait plus depuis 20 ans. La réalisation est originale et l’histoire complètement barrée (inspiré de faits réels). Une petite parenthèse d’histoire entre 1978 et 1986… Les scandales venant après.

Hitman & Bodyguard – 7/10 : Un rythme de folie, une bonne alchimie entre Ryan Reynolds (à contre emploi) et Samuel L Jackson, ce film est vraiment spectaculaire et les vannes fusent. Dommage que les dialogues soient limités (on parle de Salma Ayek ?) Et un scénario qui est limité à 4 feuillet A4 😉 mais c’est un bon divertissement !

Annabelle 2 – 7/10 : Bon ce n’est pas mon genre de film, mais j’y suis allé avec ma cousine Angélique. Cet opus nous explique l’origine du mal. L’origine de cette poupée et du maléfice. C’est une bonne histoire, l’ensemble est solide et monte en intensité (le troisième acte est vraiment intéressant). La fin fait le lien avec le premier opus. Toutefois la musique gâche le suspens. En fait cela monte cela monte cela monte… Puis silence… Tu comptes ensuite systématiquement jusqu’à 10…et là…

Sleepless – 5/10 : il y a du bon et du moins bon. Des détails sont totalement inutiles et certains effets de style n’apportent rien. Michelle Monaghan (que j’adore) est bien et dispose du meilleur rôle finalement, tandis que Jamie Foxx, prouve qu’il n’a malheureusement pas grand chose à offrir depuis 10 ans. Dommage que l’histoire utilise des artifices qui gâche un peu un dénouement qui lui est à la hauteur.

Cars 3 – 10/10 : Après deux tentatives où les salles étaient complètes, j’ai pu enfin le voir… Et je ne suis pas déçu.
Passionnante, émouvante, l’histoire est parfaite. Je ne spoile pas (comme d’habitude), mais j’ai vu du Rocky 3 dans cet opus. Bref il faut croire en ses rêves…

Collossal – 5/10 : C’est l’histoire d’un film qui repose sur une idée (une seule) et puis c’est tout… Anne Hathaway est intéressante et Jason Sudeikis devient de plus en plus excellent dans les rôles à double visage… Mais j’avoue ne pas avoir tout compris …

Baby Driver – 5/10 : Un film cool c’est pas uniquement de la bonne musique, et des cascades en voiture… C’est aussi une histoire, voir une ambiance. Rien n’est vraiment crédible ici… Même l’inévitable histoire d’amour est peu intéressante. Le film aurait-il mieux fait d’avoir 30min de moins… Car le tunnel de l’ennui était un peu long au milieu du film.. il aurait mérité mieux.

Dunkerque – 10/10 : Épuré, Sobre dans l’horreur, émouvant dans ses silences. Dunkerque est le personnage principal entre terre, ciel et mer. Les personnages sont secondaires et c’est ce qui fait sa réussite et son réalisme. Ce n’est pas vraiment un film de guerre, c’est une course contre le temps. Parfait…

Spiderman Homecoming – 10/10 : Encore un Spiderman ? Oui mais là il y a un vrai effort pour rattacher le tisseur aux autres film Marvel.
L’ensemble est construit autour de Peter Parker et son univers avec humour (beaucoup), pleins de références (des autres films de Super Héros Marvel sont cités jusqu’à Deadpool), une histoire d’amour qui ne prend pas toute la place, un lien avec IronMan et Happy pour la morale et une initiation qui est axé autour d’un vrai méchant (Merci Michael Keaton Aka Julien Lepers) qui nous offre une psychologie pertinente et un sens. Enfin.
Bonus spoiler : allez jusqu’à la fin du générique… Car le ton du film va jusque là

Everything Everything – 7/10 : vu avec Thais. Une histoire qui finalement n’était pas si évidente que ce que laissait croire ce film au début. C’est son intérêt principal, car les dialogues ne sont pas vraiment à la hauteur. Une intéressante série de références sous forme de fausses pistes qui nous habitue à une ambiance et une conclusion trop simple.

Transformers, The Last Knight : En fait ne vous attendez pas à une critique de ce film, Je n’irais pas le voir. J’ai tellement eu l’impression d’avoir été pris pour un imbécile lors du dernier, que je préfère préserver mon modeste cerveau de ce dernier opus, qui s’annonce probablement plein de tendresses, d’émotions et de psychologies profondes.

La Momie – 4/10 : Un film sans enjeu. Tout est dévoilé au bout de 30 min et le reste n’est que cascades, vannes et on a l’impression de ne jamais avoir peur pour le héro. Aucune menace dans ce film pour que cela prenne vraiment. Sofia Boutella (la Momie) est étonnante, sans être impressionnante pour autant et Tom Cruise, en forme au début du film fatigue à mesure que l’histoire se déroule (c’est le coté réaliste du film), mais aucune alchimie avec sa partenaire dans le film. Et que dire de Russel Crowe, visiblement là pour le cachet et pas vraiment concerné par son rôle…Moralité, faire un projet Dark Universe n’est pas une mauvaise idée, mais une bonne histoire c’est juste la base. Décevant donc…

Wonderwoman – 8/10 : Un ensemble assez classique et peu imaginatif (cliché même). Il y a des idées intéressantes dans ce film, surtout sur la guerre, les croyances qui évoluent. Gal Gabot (l’actrice principale) s’amuse avec ce rôle qui mélange moment léger et dur.
Certains effets spéciaux sont… nuls. Le combat final est à la hauteur du Batman v Superman… donc moyen. Mais la dimension psychologique du personnage relève le niveau.
Spoiler : restez pas à la fin du générique. Il n’y a rien à voir.

Braquage à l’Ancienne – 5/10 : J’aime beaucoup Zack Braff (réalisateur du film et acteur principal dans la série Scrubs), mais il y a de quoi être déçu par ce film. L’univers n’est pas là, la musique absente et l’émotion, caractéristique de ses films est…absent. C’est un simple film de braquage fait par des vieux. Le reste repose sur le jeu d’acteur qui est vraiment bon. Mais c’est le seul plaisir et on a vraiment l’impression que cela a été le kiff de Zack, mais il a oublié son âme et le reste…

Gardiens de la Galaxie Vol 2 – 10/10 : C’est un univers spécifique qui se construit sous nos yeux et il est aussi intéressant que passionnant. L’humour, la musique sont encore plus démultiplié et tout est au second degré (ça fait vraiment du bien). Bon soyons honnête, il faut être né dans les années 80, voir 90 pour comprendre les références. Ce qui permet pendant 2h30 d’avoir d’un coup l’air un peu moins vieux en se disant : « ah ah ça je connais  » et éclater de rire ….Tout seul dans la salle.

Fast Furious 8 – 5/10 : Un magnifique combo de James Bond, Mission Impossible et l’Agence Tout Risque (saison 5), pour le fond et la forme. Ajoutez l’ADN de la famille, les clins d’oeil à la franchise et vous avez un film qui repose sur du vide avec des moments vraiment hallucinants. L ‘émotion du 7 laisse place à un film mécanique…Charlize Theron a les meilleurs moment du film, mais on sent que sur la fin, elle s’ennuie un peu…nous aussi remarque…

Logan – 10/10 : Oubliez les autres films de super héros, ici place à la psychologie d’un personnage dur, affaibli, vieux. Le temps passe, les liens avec Day of Futur Past et Le combat de l’Immotel sont en arrière plan. C’est bien écrit, simple, touchant, ultra violent sans être pervers, la souffrance est là comme moteur natatif. H. Jackman est fantastique, la gamine incroyable. Une jolie fin pour un héro finalement assez unique dans son genre.

Rock N Roll – 8/10 : Un OVNI ciné total, une parodie amusante, une Marion Cotillard désopilante, Guillaume Canet à contre emploi, mais tellement dans le vrai. Il faut prendre ce film au second degré et sa morale est un peu simpliste, mais j’ai passé un bon moment de comédie.

Underworld Blood Wars – 7/10 : J’aime bien Underworld depuis le début, probablement parce que j’estime qu’il y a un potentiel, qui n’est pas encore atteint. Pour ce dernier opus, assez rythmé (merci la réalisation à la Game of Throne), doté d’effets spéciaux cheaps, mais l’histoire est une intéressante évolution (re merci GoT). Mieux que le précédent opus en tout cas.

RAID Dingue – 5/10 : La bande annonce balance toutes les vannes du film. Toutefois c’est une réalisation hommage dans tout les sens du terme. Mention spéciale pour Yvan Attal. Pour le reste, dites vous que c’est pas vraiment vraiment une comédie policière à la Police Academy…c’est plus sérieux que ça..